Les habitants déguerpis autour de Niamey peuvent espérer certaines formes de réparation, notamment un recensement officiel, des indemnisations et des relogements, mais ces mesures restent inégales selon les zones et dépendent de la déclaration d’utilité publique. Les perspectives incluent des compensations financières, des solutions de relogement et un dialogue institutionnel, mais la mise en œuvre est encore controversée.
Points essentiels
Zone aéroportuaire de Niamey (2026):
1 637 propriétaires recensés seront dédommagés et relogés.
Le gouvernement applique la loi sur l’expropriation pour cause d’utilité publique (loi n°61-37 modifiée en 2008).
Un commissaire-enquêteur est chargé d’évaluer les biens et d’inscrire les personnes concernées sur des registres officiels.
Objectif: sécuriser l’aéroport après les attaques terroristes de janvier 2026.
Ceinture verte de Niamey (2025):
Les déguerpissements visent à protéger un espace écologique vital.
Les autorités invoquent des décrets déclarant la zone « forêt domaniale » et « utilité publique ».
Pas de plan clair de relogement annoncé, mais la société civile réclame:
sensibilisation préalable,
mesures sociales d’accompagnement,
mécanismes de recours transparents.
Dispositif de dialogue et veille sécuritaire:
Création d’un comité (mars 2026) pour assurer la communication entre autorités et populations.
Mandat: recueillir les préoccupations, proposer des solutions conciliant sécurité et cohésion sociale.
Possibilité d’indemnisation après déclaration d’utilité publique.
Risques et défis
Inégalités de traitement: certains habitants obtiennent compensation, d’autres non.
Suspicion de corruption: accusations de complicités entre lotisseurs et autorités locales.
Manque de transparence: absence de communication claire sur les critères d’indemnisation.
Impact social: familles déplacées sans solution immédiate, risque de précarité accrue.
Recommandations pour les habitants concernés
Se faire recenser officiellement auprès des comités ou commissaires-enquêteurs.
Conserver tous les documents fonciers (même informels) pour faciliter l’évaluation.
Participer aux réunions de dialogue pour exprimer les besoins (relogement, indemnisation).
S’appuyer sur la société civile et ONG locales pour obtenir accompagnement et plaidoyer.
En résumé, les perspectives de réparation existent surtout dans la zone aéroportuaire avec un plan de dédommagement et relogement déjà annoncé. Dans la ceinture verte, les habitants doivent encore compter sur le plaidoyer citoyen et la pression sociale pour obtenir des mesures concrètes.