Oui, l’information est confirmée: le 11 juin 2026, les autorités nigériennes ont signé un décret retirant provisoirement la nationalité nigérienne de Mariama Djibrine, alias Mayra, présidente de l’Alliance des démocrates du Sahel (ADS). Cette mesure est justifiée par des accusations liées à la sûreté de l’État et s’appuie sur une ordonnance adoptée en 2024.
Contexte de la décision
Date et signataire: Décret signé le 11 juin 2026 par le Général Abdourahamane Tiani, chef de l’État.
Nature de la mesure: Déchéance provisoire de la nationalité nigérienne.
Base juridique: Ordonnances n°2024-43 (août 2024) et n°2024-46 (octobre 2024), qui instaurent un fichier des personnes ou entités jugées menaçantes pour la sécurité nationale.
Qui est Mariama Djibrine (alias Mayra)?
Née: 27 mai 1989 à N’Guigmi.
Rôle: Présidente de l’Alliance des démocrates du Sahel (ADS), une plateforme créée en exil regroupant des opposants du Niger, Mali et Burkina Faso.
Position politique: Critique ouverte des régimes militaires de l’Alliance des États du Sahel (AES), plaidant pour un retour à l’ordre constitutionnel et des gouvernements civils.
Accusations portées contre elle
Diffusion de données susceptibles de troubler l’ordre public.
Incitation à la révolte.
Intelligence avec une puissance étrangère.
Implications politiques et juridiques
Signal fort: Cette décision illustre la volonté des autorités nigériennes de recourir aux instruments juridiques instaurés depuis 2024 pour neutraliser les opposants considérés comme une menace.
Caractère provisoire: La déchéance n’est pas définitive, mais elle place Mayra dans une situation de vulnérabilité juridique et politique.
Impact régional: L’affaire pourrait accentuer les tensions entre les régimes militaires de l’AES et les mouvements d’opposition en exil.
Points à retenir
La déchéance de nationalité est une mesure exceptionnelle qui touche une figure de l’opposition en exil.
Elle s’inscrit dans un durcissement sécuritaire et politique au Niger depuis 2024.
Les conséquences pourraient dépasser le cas individuel de Mayra, en renforçant la polarisation entre autorités et opposants.